Un assaut contre les idées, un assaut contre la société !
Les hommes qui ont besoin des autres n’ont qu’un moyen de les faire servir à leur intérêt, c’est de leur plaire. Cela suffit pour expliquer partout et dans tous les temps le succès de la médiocrité. Il y a des défauts qui font merveille, si par exemple vous êtes impertinent, on vous subira ; Orgueilleux, on vous estimera ; Méchant, on vous craindra ; Irascible, on vous cèdera ; Artificieux, on vous aidera ; Menteur on vous croira.
Se sont les gens les plus médiocres qui sont les plus ambitieux et sont les plus agissants. L’instinct de domination est la première qualité de l’ambitieux. Quiconque veut dominer, dominera, car de tous temps le monde ne compte qu’avec ceux qui prétendent. Il vaut donc mieux en générale avoir les prétentions que de posséder les aptitudes.
L’instinct de domination est une de ces lois morales qui expliquent l’existence des sociétés politiques. On accepte la domination quelque part afin de la faire subir à son tour. De là, les hiérarchies sociales. Les hommes politiques le savent biens, il y a chez l’homme des passions purement idéales comme l’enthousiasme, l’amour de la gloire, le sentiment de la discipline, de l’obéissance, du dévouement et du devoir…
Il n’y a que les idées abstraites qui agissent puissamment sur les hommes.
La force morale est la richesse des individus, en politique n’avoir pas de volonté, c’est n’avoir point de puissance et point de liberté.
Rousseau a écrit quelque part : « Quiconque veut être libre l’est en effet. »
Comme la volonté d’être libre en suppose la force, il eût été plus exact de dire : »Qui est né fort est né libre. »
La nature sociale est un état de guerre dans lequel le jeu de la force morale domine le jeu de la force physique.
La liberté, c’est la force morale, la force morale produit la liberté. Elle seule donne à un homme le pouvoir de s’égaler à ses désirs et à ses ambitions. Réciproquement, la faiblesse c’est l’esclavage, une sorte d’esclavage naturel, incurable, qui fera toujours dépendre une minorité de l’humanité à l’autre.
Les droits n’existent en réalité que pour qui peut les exercer.
L'envie explique ce qu'il y a de plus fort, les Révolutions. C'est pour cela que dans notre pays, on cache soigneusement son dédain des pauvres pour les empêcher de faire la révolution. Maintenant qu'a été recueilli le profit de celles qui ont été faites dans le passé, on ôte toute envie avenir. Le gros du public pense que les révolutions sont des explosions de principes et nous répétons comme si nous le savions déjà que l'on n'arrête pas les révolutions.
Et bien c'est faux, tout dépend de la main qui gouverne!
La peur en masse est un de ces sentiments profonds dont la marque est bien distincte. Les hommes, ceux là même qui n'ont pas peur individuellement, ont peur en masse. C'est le caractère original de ce sentiment. Et cette peur, c'est là son beau côté, elle convertit les hommes, elle leur donne la foi, cette grâce intérieur d'une si grande efficacité.
L'analyse des sentiments généraux et de leur influence est une des branches de la politique, non de celle qui s'étudie dans les livres, mais de la politique occulte, celle qui rapporte.
A chaque fois le vote n'est qu'un acte de soumission au pouvoir triomphant. Les journalistes-publicistes pourraient nous dire alors ce que c'est que l'opinion.
La peur convertit et fait croire aux institutions et aux hommes.
La politique n’est qu’une haute industrie, c’est tout simplement le côté spéculatif du pouvoir et de l’ambition. Personne ne lui demande d’être conséquente avec elle-même. On peut toujours se contredire sans inconvénient. On adopte une idée et on en suit une autre. La logique en matière de politique spéculative n’est pas plus nécessaire que l’esthétique dans l’organisation des pouvoirs publics. La politique compte et établit ses calculs sur les faiblesses, les passions, les préjugés et les erreurs. Comme nous avons une disposition naturelle à oublier tout ce qui a été une fois accompli, les paroles ainsi que les actes, fait que l’on peut être inconséquent sans péril.
On faussera l’esprit de la jeunesse, mais elle obéira mieux.
On fera périr cette branche de l’industrie mais elle rapportera des millions pour le moment.
La protection de notre environnement par exemple, est incompatible avec notre système économique libérale.
Car on ne peut pas vouloir une augmentation continuelle de la croissance, tout en préservant le milieu naturel dans lequel nous vivons.
Notre économie n’a d’autre buts que les bénéfices, mais ça vous le saviez déjà ??? Mais vous le saviez comment ???
Se sortir de cette économie c’est reconnaître son échec et à fortiori sa nocivité sur notre écosystème donc sur nous. Mais c’est pourtant dans la démocratie paraît-il que se libère l’économie et les hommes.
Je vous laisse le soin d’imaginer une société qui n’aurait d’autre but que de se maintenir en vie ??
Nos vies quotidiennes sont une foule de compromis en tous genres, avec lesquelles nous nous accordons tant bien que mal.
Loin des luttes de dominance, le projet LIBERATOR apparaît suite à un désir légitime de ne point faire de compromis avec nos idées. Pour cela, il fallait en avoir des idées, les poser et les exprimer. Chose très complexe, mais c’est ce que nous avons fait. Les idées ne meurent pas avec les hommes, elles les traversent et les dépassent depuis toujours.
LIBERATOR est une prise de position, et le changement du point d’optique terrifie parfois le regard. Les idées sont des idées quand elles sont diffusées, discutées, approuvées, attaquées et contestées. Pour cela il fallait trouver des espaces - les concerts ne sont qu’un moyen et les salles pas toujours accessibles - la place publique devient une nécessité. Or on chassé le peuple des rues et des places : se sont des lieux où l’on ne peut plus converser et discuter à loisir, où le sentiment public ne peut plus se former. Nous avons fini par devenir louche d’être assis sur un banc, à surveiller ce qui se passe sur les places, à nous surveiller, nous sommes devenus surveillant et policier.
Ce que « les couloirs » sont à un parlement, les rues le sont « au parlement du peuple » ; et ce que la salle des séances est au parlement, la place publique l’est « au parlement du peuple. »
Mais cela oblige à une certaine humilité et une prise de risque pas toujours compatible avec une certaine idée du confort.
Quand elle ne peut pas dominer, la politique exploite les évènements et les situations au moyen des médias, mais ça on le sait paraît-il déjà, c’est fabriquer l’opinion publique.
Pouvoir payer sa pensée c’est en être maître comme la force.
LIBERATOR est une formation composée d’Andras et Saint Pire. Entre concert et performance, entre théâtre et discours entre voraces et coriaces nous Sommes.
Si le Trésor a de l’importance alors la vie humaine n’en a pas.
http://www.myspace.com/liberatorr